La religion

Valeur primordiale des fondateurs

Nos pionniers fondateurs, et plusieurs générations de leurs descendants, étaient des gens profondément religieux. Bien ancrés dans leur dévouement envers leur fois catholique romaine, une de leurs premières préoccupations, dès les débuts de la colonie, a été la construction de lieux de culte.

La première chapelle à Chéticamp remonte à 1800. Construit en bois rond, celle-ci fut érigée dans le fond du Platin, district d’en arrière. En 1810, on entreprit la construction d’une deuxième église, celle-ci en charpente de bois. Elle fut érigée tout près de la route actuelle d’en arrière, à l’endroit même où se trouve de nos jours le monument aux «Quatorze Vieux», érigé en 1955, à l’occasion du bicentenaire de la Déportation des Acadiens.

Une troisième église, celle-ci en pierre, fut érigée en 1861 où se trouve actuellement le deuxième cimetière de la paroisse. À cause de sa situation au sommet du premier rang de collines, nos gens l’appelaient tout simplement, «l’église du buttereau». [Un «buttereau» est une expression acadienne qui veut dire «une petite colline».]

Enfin, l’église actuelle fut érigée tout près de la rive du Havre, en 1892-1893, durant la cure du Rév. Pierre Fiset, originaire de l’Ancienne-Lorette, au Québec.

À Margaree, la première chapelle fut érigée dès l’arrivée des premiers colons, paraît-il. Celle-ci fut remplacée en 1810 par un édifice plus digne du culte qu’on y célèbre. Une troisième église fut érigée entre 1856 et 1859. Celle-ci fut complètement détruite en 1952 dans un incendie causé par la foudre. La construction de l’église actuelle fut complétée en 1958. Ce beau temple en pierre continue toujours de bien desservir les gens de Margaree.

La paroisse de Chéticamp, depuis sa fondation, desservait une vaste région qui s’étendait du Cap-Rouge (un hameau qui se situait à l’intérieur de l’actuel Parc National des Hautes-Terres-du-Cap-Breton) jusqu’à Murphy’s Brook (à Terre Noire). Certaines gens devaient donc se déplacer plus de 20 km pour se rendre à l’église. C’est donc durant la cure du Père Fiset, en 1879, que la région du Ruisseau-du-Lac jusqu’à Murphy’s Brook fut constitué comme paroisse autonome. Une église, qui aura comme titulaire Saint-Joseph, fut construit en cette même année. L’abbé Guillaume LeBlanc, originaire d’Arichat, fut le premier curé de cette nouvelle paroisse de Saint-Joseph-du-Moine. En 1989, le 31 décembre, cette première église, dont les Moineaux étaient si fiers, a été engloutie par les flammes. Aussitôt on s’est engagé à la remplacer par l’église actuelle, un magnifique temple des plus modernes, qui a été ouvert officiellement le 25 juillet 1992.

Aujourd’hui, la région acadienne du nord du comté d’Inverness compte environ 3000 âmes.


http://www.lestroispignons.com/